Egg | Le magazine inspirant des femmes enceintes

Récit de grossesse, par Julie de Rockalulu

01.12.10

lulu enceinte fete foraine

Quand Lulu devient louve…

Mon petit bout, après quelques désillusions, a finalement bien voulu s’installer tranquillement dans son cocon marin. Quelle joie quand l’homme et moi avons appris cette bonne nouvelle…

Un peu échaudés par nos expériences antérieures, je décide de ne pas trop m’investir pendant les 3 premiers mois, tandis que l’homme, qui ne ressent pas au fond de lui les bouleversements, et qui ne voit pas trop le changement pour le moment, se laisse couler doucement. Ce premier trimestre est surtout une longue suite de bâillements ininterrompus, pas de nausées, mais une fatigue qui me fait tomber de sommeil après chaque repas et dès que le soleil se couche. Le soir, je m’endors tranquillement dans les bras de l’homme à peine un quart d’heure après que le film ait commencé.

Finalement, le temps passant, mon petit bout fait son nid, moi je commence à imaginer la possibilité d’une future vie à 3, et l’homme commence à réaliser que le miracle est bien là.

Capture d’écran 2010-11-22 à 13.16.35

Au début, c’est quelque peu imperceptible, mon ventre s’arrondit gentiment.
Nous avons un premier choc lorsque nous voyons le petit bout à la première échographie. Un vrai petit bout d’homme, jamais nous n’aurions imaginé qu’il soit à ce point si bien formé. C’est le moment où je commence à me libérer un peu de mes peurs, même si parfois des doutes m’assaillent encore. C’est le moment où l’homme voit. C’est aussi le moment où nous décidons d’en parler à nos proches. Très peu ont perçu le changement. Pour les grands-parents, nous confectionnons une jolie carte avec une reproduction de l’échographie, ils adorent.

Moi je continue à avancer à tâtons, la grossesse me faisant l’effet d’une longue suite de portes à battants que je pousse les unes après les autres, et derrière lesquelles je ne sais absolument pas ce qui m’attend.

Les 4e et 5e mois, ce sont une vitalité et une énergie retrouvées, des envies de shopping, de la joie à sortir avec les amis, fière du petit ventre qui prenait déjà des allures de ballon de foot. Ce sont de nouvelles angoisses, un espace-temps entre la confirmation à la 1ère échographie que tout va bien, et une impression de vide, d’inconnu, je ne sens pas le petit bout bouger, et je ne sais donc pas ce qui se passe à l’intérieur. Ce sont aussi et surtout des émotions exacerbées. Je n’ai jamais autant pleuré devant la filmographie la plus cul cul gnan gnan de l’histoire de la cinématographie, et l’homme n’a jamais été aussi patient qu’à ce moment là, moi qui à la moindre contrariété me transforme en fontaine.

Et c’est un petit garçon!
Et là, le deuxième choc de la grossesse. Pas de vagues, pas de petits papillons, mais un coup, un vrai coup, puis plusieurs petits coups. Là, pour moi, c’est le vrai commencement. C’est le moment où j’imagine vraiment mon petit bout, avec ses pieds et ses mains, sa petite bouille. C’est à partir de ce moment que chaque jour je me rassure car je le sens vivre en moi, et grandir.

Lulu enceinte

Par chance, très tôt, l’homme lui aussi en profite. Et dès le 6e mois, le ventre prend vraiment toute sa mesure, les petits coups sont de plus en plus prononcés, le petit bout commence à montrer son petit dos, ou son petit pied, des bosses se forment et se déplacent. L’homme et moi passons un cap, moi je commence à l’imaginer dans mes bras, je commence à penser à l’espace que nous allons lui faire chez nous, sa chambre, la décoration, le matériel dont nous aurons besoin pour l’accueillir, l’homme commence à scruter le web lui aussi, et surtout tous les soirs quand je rentre du boulot, il pose sa main sur mon ventre pour le sentir bouger, tous les jours au téléphone il me demande s’il a dansé la samba aujourd’hui. J’aime l’attention qu’il porte à mon ventre.

Depuis je me sens louve.
J’aime être enceinte, je me sens plus féminine, j’aime mettre mes formes en avant, j’aime porter des jupes, et des tops qui montrent mes seins et mon ventre. J’aime caresser mon petit bout, qui parfois me répond de l’intérieur. J’aime l’imaginer dormir quand pendant quelques heures je sens que c’est calme à l’intérieur. Et j’ai toujours besoin, après ces moments de calme, de le sentir bouger de nouveau comme un petit cabri, pour être sûre…

Je suis dans mon 7e mois, et je commence à languir. Quelques appréhensions surgissent, c’est mon premier, je ne sais pas à quoi m’attendre pour l’accouchement, et en même temps je suis assez sereine. J’ai surtout une impatience à le prendre enfin dans mes bras, mon petit garçon. J’ai une impatience à voir l’homme devenir papa. Je sens beaucoup d’amour grandir en moi, et j’ai hâte de le déverser sur ce petit bout.

A mon fils.

> Son blog : rockalulu.blogspot.com

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Commentaires

Un commentaire

  1. Richard Pascale | 1 décembre 2010 à 15:53

    C’est un superbe récit
    Bisous à vous 3

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