> Oum, unblogunemaman.blogspot.com :
« Ma fille, je l’aime. C’est mon petit rayon de soleil quotidien. Mais tout est réglé à la minute près. Les matins, les journées, les soirées. Les jours se succèdent et se ressemblent trop. Avec la fatigue qui s’accumule de jour en jour, j’en suis à croire parfois, que le travail est incompatible avec une vie de famille équilibrée… Comment sortir de tout ça ? »
Annabelle Perceval : La vraie prison, Oum, c’est bien souvent notre mental, c’est-à-dire notre évaluation de la situation et non la situation elle-même. Tu peux en effet décider de convertir progressivement ton regard et de te dire : « Comment investir et animer mon quotidien à ma façon ? », plutôt que de subir un fonctionnement dans lequel tu ne te retrouves pas. Car c’est bien ta perception qui est limitante et emprisonnante. Certainement dois-tu pratiquer aussi la comparaison avec « avant » ou « comment ce serait si…» : c’est tout cela qui crée de la déception, de la frustration et des envies de compensation.
L’idée pour fléchir cet état de fait est d’intégrer pacifiquement dans tes nouveaux besoins de parents (vigilance, responsabilité, éducation, soin, repères, sécurité) tes besoins personnels parfois opposés de fantaisie, légèreté, rêverie, tranquillité, liberté, etc. Car à l’arrivée de l’enfant dans sa vie, l’adulte fait l’apprentissage obligatoire de la structuration de ses journées. Le temps du parent ne s’est pas réduit, c’est son existence qui s’est densifiée et dans laquelle cohabitent de nombreux besoins, pas tous harmonieux entre eux. Par exemple, ton besoin de tranquillité et de repos entrent fortement en conflit avec ton besoin de contribuer à l’épanouissement de ton enfant quand ta fille te sollicite samedi à 8h30 pour faire un nouveau puzzle de 90 pièces ! Donc, tu acceptes (ou pas) de jouer avec ta fille (tu réponds à son besoin d’interaction et de jeu) et tu te fixes un RDV « tranquillité » à 14h quand elle ira faire sa sieste. Tes deux besoins sont donc satisfaits et toi aussi ! Il est utile de développer une certaine souplesse par rapport à nos besoins, afin d’éviter d’être dans le tout tout de suite qui peut créer du malentendu et du conflit, d’autant que l’enfant n’est pas, lui, encore capable de souplesse.
Evaluer nos besoins et leur degré de satisfaction régulièrement permet d’être au clair avec nos émotions et les choix que nous voulons faire pour être bien dans notre vie. Et en prenant ce RDV avec soi-même, on s’aperçoit que le bien-être, le bonheur ne dépendent finalement pas tant de facteurs extérieurs que du regard que nous portons sur nous-mêmes (estime de soi), nos actes (confiance en soi).
Nous pouvons tous, librement, décider de modifier ce regard, l’adoucir, le rendre plus positif, plus indulgent, plus juste, même face à la routine ou aux difficultés. Si nous n’y parvenons pas, il est alors intéressant de se faire accompagner pour comprendre les raisons qui nous poussent à voir les choses ainsi : car c’est alors bien souvent le passé qui vient colorer le présent, en attendant d’être accepté pour ce qu’il est. A.P.
J’aime beaucoup Lâcher prise, de Rosette Poletti et Barbara Dobbs, petit manuel d’adaptation aux nouvelles étapes que je te conseille.
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Retrouvez Annabelle Perceval sur son site www.apld-formation.fr






Merci encore une fois Annabelle pour nos échanges ! Beaucoup de questionnements utiles et un travail personnel, grâce à toi ! Et merci Fanny, bien entendu